Bordelais – Sauternes – Château Guiraud *****

MAJ : décembre 2016

Le domaine : une des plus anciennes propriétés viticoles de Sauternes, dont l’ancien nom au XVIIIe siècle était La Maison Noble du Bayle. De nombreux propriétaires se sont succédés à sa tête (dont les Guiraud pendant 3 générations) et le domaine ne connaît son actuel configuration que depuis 2006 lorsqu’il fut racheté par 4 actionnaires à priori très divers : FFP (holding cotée en bourse de la famille Peugeot), Olivier Bernard (du domaine de Chevalier), Stephan von Neipperg (de château Canon-La-Gaffelière) et Xavier Planty, directeur du domaine. Ce quatrième actionnaire est aujourd’hui l’une des raisons du succès de Guiraud car depuis 1982 il met tout en oeuvre pour remettre d’aplomb ce premier grand cru classé. D’abord directeur technique, il convertit avec succès le domaine en bio, améliore la qualité des rendements et assure une certaine éthique du vin (pas de chaptalisation, diminution des entrants chimiques). Aujourd’hui directeur du domaine il continue de monter le niveau de ce grand sauternes qui s’étend sur 128 hectares (production : seulement 100 000 bouteilles par an).
Je me souviens très bien du jour où j’ai visité ce domaine en 2006, et où je suis tombé sous le charme de la propriété et de ses vins. Pendant un temps fidèle à ce sauternes pendant les fêtes de fin d’année, je l’ai pendant quelques années délaissé avant d’y revenir à nouveau cette année, en ouvrant une bouteille de 1996.

Les vins dégustés :
 Château Guiraud – Sauternes 1er Grand Cru – 1996

 

Château Guiraud – Sauternes 1er Grand Cru – 1996

bordelais-sauternes-chateau-guiraud-1996
Date : décembre 2016
Lieu de dégustation : à la maison, pour le réveillon (et le lendemain du réveillon)
Prix : 45 euros sur vente-privee.com
Cépages : majoritairement du sémillon et du sauvignon

Robe : limpide, de couleur jaune or tirant sur le jaune des pièces d’or. La viscosité est medium plus, les larmes sont fines mais lourdes, longues à descendre.

Nez : net, d’intensité très élevé sur des notes d’abricot confit, de miel, de paille, de coing confit, de poire, de melon, de fleurs blanches, de véroniques de Perse (les petites fleurs bleues du jardin), de boîte à cigare, de pointe de bruyère, de vanille.

Bouche : vin liquoreux, très puissant avec énormément de fruit confit, de miel, mais également des notes plus herbacées, de peau de mandarine, de tilleul. Une finale très très longue (dégustation 3h après ouverture).
Le lendemain : le vin a perdu de sa vigueur mais a gagné en rondeur, en velouté. C’est un vin caressant, tout en équilibre qui s’ouvre en bouche.

Avis : un vin exquis. A bien laisser ouvert au moins 6 heures afin de profiter à fonds de ses arômes et de son harmonie.

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