A voir – Le vin des belges, documentaire de Sylvain Winance et Régine Sengier

Documentaire-Le_vin_des_belges-01 Un documentaire rafraîchissant, simple et populaire (dans le bon sens du terme) qui montre la diversité des vins produits aujourd’hui en Belgique. Quoi ? Des vins en Belgique ? Et oui, et une filière viticole qui est fière de sa production nationale !

La Belgique n’est pas reconnue comme étant historiquement un grand pays viticole. Mais cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas eu de vins dans le passé, et encore moins que ceux produits aujourd’hui ne sont pas intéressants. Car la diversité des crus, des cépages et les personnalités que l’on rencontre dans le documentaire vous donnent rudement envie de venir goûter les productions qu’elles soient faites à partir de cépages autochtones ou de cépages internationaux.

L’avantage des vins belges aujourd’hui c’est que la production n’est pas motivée dans le but de poursuivre l’exploitation familiale ou par l’appât du gain comme peuvent être celles des puissantes entreprises viticoles internationales. Ici on fait du vin par passion. Souvent on a eu une première vie professionnelle et comme Philippe Grafé (Domaine du Chenoy), on se réveille à 60 ans avec l’envie de faire ce que l’on veut dans la vie. Et à 65 ans, on plante ces premières vignes. Parfois on sait dès le plus jeune âge que l’on est destiné à devenir vigneron comme le montre le sympathique trentenaire, Jean-François Baele (Domaine Ry d’Argent) dans le monde viticole depuis déjà 6 ans. Ces deux-la cultivent en Wallonie des plants autochtones, et proposent des vins aux saveurs nouvelles.

D’autres préfèrent utiliser des cépages internationaux, comme Jean-Philippe Vanstaels (Clos LojerAu à Flobecq) dont la production est composée à 80% de Syrah et 20% de pinot noir. Il raconte une anecdote dont il est très fier : lorsqu’il a rencontré le pépiniériste de Beaumes-de-Venise pour lui acheter des plants de syrah pour les planter dans son pays, celui-ci lui a répondu : « il n’y a que les Belges pour faire ça ».

Ruffus - Méthode traditionnelle

Ruffus – Méthode traditionnelle

Et c’est justement grâce à ces locaux d’une grande ouverture d’esprit que l’aventure est possible en Belgique :
« J’étais persuadé que le fait d’avoir un produit belge on allait être plutôt dans la critique. Et là c’est tout à fait l’inverse, les belges sont très fiers de pouvoir faire déguster à d’autres personnes et encore plus aux français un produit de chez eux. Et ce sont des ambassadeurs », selon Raymond Leroy (Ruffus, Vignoble des Agaises) qui produit des vins à bulles et dont la fête annuelle qu’il organise dans ses vignes en juin attire jusqu’à 5000 visiteurs.

On ne peut que souhaiter un succès similaire aux autres protagonistes du documentaire comme Jean Galler et sa fille Justine (Vignobles Septem Triones, Chaufontaines) qui ont, pour leur part, choisi une viticulture en biodynamie.

J’espère avoir l’occasion de goûter prochainement les vins de Belgique, et pourquoi pas d’aller faire un tour dans les vignobles et participer à une de leurs fêtes du vin qui paraissent très joyeuses et populaires, à l’image de ces fêtes de village viticole comme on en trouve en France et en Allemagne. C’est bien connu, le vin, ça rapproche les nations. Santé.

Documentaire-Le_vin_des_belges-02

Documentaire disponible sur youtube, mais qualité moyenne :

www.levindesbelges.be
www.domainedurydargent.com
www.domaine-du-chenoy.com
www.ruffus.be
www.septemtriones.be/

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s