Qu’est ce qu’un bon vin (que j’aime) ?

FAQ-Bon_vin

La dégustation, c’est cool, mais à quoi cela sert si on ne sait pas ce qu’est un bon vin.

Pendant longtemps j’ai pensé qu’un bon vin, c’était un vin qui me plaisait. Dans l’absolu ce n’est pas faux. Mais insuffisant car ce n’est pas qu’une question de goût. C’est aussi une question d’équilibre. Et puis une question d’arômes et de persistance.

Sans se la jouer technique, voici les 3 facteurs qui font qu‘un vin est bon dans l’absolu :

  1. Un bon équilibre acidité-onctuosité(-tanin si vin rouge)
  2. Des arômes intenses et complexes que l’on kiffe (unanimement)
  3. Une belle persistance aromatique

2 autres facteurs nous aident à déterminer si nous aimons ce vin :

  1. * Notre psychologie/goût (Ja, Herr Doktor Freud)
  2. * Une bonne atmosphère

1. L’équilibre acidité-ontuosité(-tanin)

Un vin est dit équilibré, lorsqu’il est à la fois onctueux, c’est-à-dire qu’il donne l’impression au nez mais surtout en bouche qu’il est velouté et un peu gras (comme s’il glissait un peu sur la langue) et acide c’est-à-dire qui a un côté piquant, comme si vous croquiez dans un bout de pomme verte ou un morceau de gingembre. Le côté onctueux, apporté par l’alcool, le glycérol ou le sucre résiduel, est ainsi contrebalancé par le côté acide, qui donne de la fraîcheur au vin, surtout en fin de bouche.
Le tanin, indispensable à un bon vin rouge, lui donne du corps et de la matière, comme s’il était possible de le mâcher.

Donc pour résumer l’équilibre d’un vin est atteint lorsque vous ressentez :
1. Une sensation d’onctuosité
2. Une sensation d’acidité
3. Une sensation tannique (pour les vins rouges)

Pour en savoir plus :
FAQ – Qu’est ce qu’un vin équilibré ?

 

2. Les arômes intenses et complexes que l’on kiffe (unanimement)

Cela ne dépend pas de nos goûts personnels, mais des arômes qui ne sont pas des défauts et qui créent une sensation de profondeur/complexité au nez. En général tout le monde est plutôt positivement unanime sur les fruits rouges, les fruits blancs, le côté floral, et au contraire moins enclin à kiffer les arômes de pipi de chat, de térébenthine ou de sueur de cheval (miam miam). Donc à partir du moment où le vin n’a pas de défaut (que l’on reconnaîtra à la charmante odeur) et qu’il vous donne l’impression d’être intense (= pas tout plat) et complexe (sophistiqué ? élégant ?), composé de plusieurs saveurs différentes, alors bingo, on est sur un vin pas trop mal.
Pour info, l’intensité et la complexité des arômes sont liées aux raisins utilisés (sont-ils de bonne qualité ? ont-ils été ramassés dans un bon timing ?) et à la vinification (action du vigneron sur la transformation du raisin en vin – avant l’élevage).

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3. Une belle persistance aromatique

La persistance aromatique est la durée de sensation du vin en bouche après l’avoir avalé (comptée en caudalie = seconde).
Contrairement à d’autres choses, ici nous sommes sûrs que plus c’est long, plus c’est bon.

Conclusion :

Bons arômes + Bonne persistance = Belle complexité du vin
Bon équilibre + Bons arômes + Bonne persistance = Bon vin


ET POUR UN BON VIN QUE J’AIME ?


1.* Notre psychologie/goût

Oui c’est con mais c’est important. Et c’est assez lié à notre histoire, notre personnalité et notre profil gustatif.

Mon histoire (ja, Herr Doktor Freud)
Ce que je recherche dans le vin, c’est de la matière. Élevé aux vins de Bordeaux, j’ai une affectation particulière pour ces vins structurés, charpentés, mais fins où rentrent plusieurs cépages en assemblage. J’aime les vins complexes, et même s’il est important d’avoir de la finesse dans le vin, c’est quelque chose que je recherche un peu moins. En gros, plutôt Bordeaux que Bourgogne.
Mais je n’aime pas que ça. J’aime aussi les vins qui me surprennent totalement, et ça c’est lié à ma personnalité. Je ne suis pas le seul dans ce cas, pour preuve, l’explosion des vins naturels qui répondent à cette demande de vins aux textures et goûts différents de ce que l’on a connu dans le passé.
Certaines personnes rechercheront d’abord des vins qui épaulent leur cuisine, et qui seront un bon accompagnateur.

D’autres rechercheront essentiellement des vins qui correspondront à leur profil gustatif : cela dépend par exemple si l’on est plutôt sucré, ou particulièrement in avec les saveurs acides.

Enfin, certains sont particulièrement réceptifs aux arômes d’abricot confit (et donc aux vins moelleux) et d’autres aux arômes de pomme verte (et donc aux vins secs – vous l’aurez compris, je vulgarise un peu).
Cela dépend en grande partie de vos expériences gustatives (quand Mamie vous préparait chaque dimanche sa fameuse tarte aux abricots), de votre passé (ah, les cuites à la Villageoise…) ou de votre culture (j’ai bu mon premier vin jaune à presque 30 ans – pas évident la première fois, même avec du comté).

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2.* Une bonne atmosphère

Pour que vous aimiez un vin, il faut qu’il soit bu dans des bonnes conditions, dans une bonne atmosphère.
De bonnes conditions, c’est à la bonne température, dans des vrais verres à vin, et de la bonne nourriture à porter de main.
Dans une bonne atmosphère, c’est en forme, et avec les bonnes personnes.
Très bon post de Miss Glouglou à ce sujet que je vous recommande.

Juin2013_Arcachon

Donc je récapitule :

Bon équilibre
+ Bons arômes
+ Bonne persistance
= Bon vin
+ Notre psychologie/goût
+ Une bonne atmosphère
= Un vin que je kiffe
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